Le maintien en poste des travailleurs vieillissants : votre entreprise aura-t-elle vraiment le choix ?
 
Lorsque Lafond a amorcé sa réflexion dans le but de formuler un accompagnement pour favoriser le maintien en poste des travailleurs vieillissants, on ne trouvait pas beaucoup d’écho de cette préoccupation dans les médias québécois. Même si nous étions convaincus de la pertinence de notre démarche, la question ne semblait pas encore soulever l’intérêt. 
 
Quelques mois plus tard, il semble qu’il ne se passe pas une semaine sans que les médias ne traitent de la question, soulignant le fait que le vieillissement de la population aura des effets non-négligeables sur les marchés de l’emploi ou qu’il forcera les entreprises à revoir leurs politiques quant à la composition de leur main-d’œuvre et l’âge à laquelle elles invitent les travailleurs à la retraite. 
 
Cette nouvelle réalité ne sera pas sans poser de défis.


 

La réalité concernant les départs à la retraite

 
Rappelons d’abord quelques chiffres. Selon le dernier recensement réalisé par Statistiques Canada, le nombre de personnes en âge de prendre sa retraite est plus élevé que celui des personnes qui font leur entrée sur le marché du travail. C’est la première fois de notre histoire que la proportion des gens âgés de 65 ans et plus est plus élevée que celle des enfants de moins de 14 ans.
 
On compterait également 4,9 millions de personnes, âgées entre 54 et 65 ans, qui s’apprêteraient à quitter le monde du travail.  Alors que le nombre annuel de travailleurs prenant leur retraite est passé de 170,000 à 250,000 depuis cinq ans, on prévoit qu’il s’établira à 400,000 d’ici quelques années.
 
Cette diminution de la force de travail pourrait avoir un impact important sur la croissance économique, qui dépend directement d’un nombre de travailleurs plus élevé. 
 
Cependant, il y a un besoin ou un désir de la part des travailleurs qui avancent en âge, de rester en poste. 
 
En effet, selon des chiffres cités par le Globe and Mail dans une série d’articles au sujet de l’impact du vieillissement des baby-boomers sur l’économie, le nombre de travailleurs âgés de 55 ans et plus aurait augmenté de 67% au cours des 10 dernières années et celui des travailleurs de 65 ans et plus aurait bondi de 140%. 


 

Le défi des entreprises

 
Selon les experts, le défi principal pour les entreprises sera de trouver la façon d’intégrer ces travailleurs de façon optimale. Elles devront, par exemple, réviser leur organisation du travail afin de s’adapter aux particularités qu’exige peut-être le niveau d’énergie ou les souhaits de cette génération de travailleurs. Elles devront envisager des mesures comme le partage des tâches, le temps partiel, les horaires flexibles, le télétravail et autres.
 
Ce défi représente néanmoins une occasion formidable de continuer à capitaliser sur l’expérience de ces travailleurs séniors et sur leurs forces dans le «soft power» qui peuvent avoir une incidence positive sur le climat de travail. 
 
Pour mieux le relever, il faudra souvent avoir recours à un encadrement professionnel rigoureux, qui permettra d’identifier les changements à considérer et les meilleures façons de les faire. 
 
Il faudra ainsi revoir les fonctions occupées, former les travailleurs à un nouveau rôle, sensibiliser les cadres aux embûches que pose la gestion de travailleurs plus âgés et bien sûr, faire s’il y a lieu, les interventions requises pour assurer une cohabitation intergénérationnelle harmonieuse, porteuse d’une plus grande productivité. 
 
Tandis qu’un nombre sans précédent de travailleurs souhaitera ou devra demeurer en poste plus longtemps – 49% de la population canadienne âgée entre 54 et 65 ans n’aurait atteint que 10% de ses objectifs financiers dans le but de la retraite alors que le niveau de dette moyen par foyer était de 71,815 $ selon un sondage Angus Reid mené en 2015 – les entreprises auront tout intérêt à s’adapter à cette nouvelle donne et à embrasser avec enthousiasme une plus grande diversité des âges, au bénéfice de leur productivité, de l’économie et de la société en général. 
 
Lafond a mis au point tous les outils pour aider à y arriver. 
 
Pierre Laramée
Expert conseil
Lafond Gestion
 

Le fondateur


Les caractéristiques du dirigeant fondateur font davantage ressortir les différences entre les petites et les grandes entreprises. En effet, le fondateur d’une petite entreprise est entrepreneur. C’est un être indépendant et orienté vers l’action. Lire la suite