Magasiner ses médicaments… Vraiment ?

Magasiner ses médicaments… Vraiment ?

Qui aurait cru que le lèche vitrine ne s’adresserait plus seulement aux boutiques et centres d’achats ? Qui aurait cru que l’on parlerait un jour de prise de position en matière de médicaments? C’est pourtant le cas et maintenant plus que jamais, les enjeux sont de taille pour tous ceux et celles qui doivent consommer un ou des médicaments.

Depuis quelques années déjà, le gouvernement du Québec a travaillé à limiter le coût des ingrédients des médicaments génériques à 25 % du coût de sa forme originale. Dans cette optique, il est clair qu’afin de profiter des économies potentielles que représentent les génériques, on se doit d’en favoriser la consommation lorsque cela est possible.

Comment faire ?

L’instauration d’une clause de substitution du médicament générique dans un régime privé d’assurance médicaments constitue sans contredit le pilier de cette stratégie économique. Son application est simple; par exemple, si un assuré se présente en pharmacie avec une prescription pour un médicament innovateur1, le pharmacien se doit de lui remette la forme générique équivalente la moins coûteuse, dû à l’exécution de cette clause. Conséquemment, l’économie pour l’assuré se voit doublée. Dans un premier temps, à travers l’épargne directe en pharmacie et ensuite, grâce à la pression à la baisse qu’exercerait une diminution des dépenses en soins de santé sur les coûts de sa couverture d’assurance. En effet, puisqu’à plus grande échelle, la diminution des dépenses en médicaments de chacun, entraîne automatiquement une amélioration quant à l’expérience générale du groupe et donc, de la tarification.

La question des frais de pharmacie

Inversement, lorsque l’on s’attarde à la question des frais d’exécution d’ordonnance ainsi qu’à la marge de bénéfice sur chacun des médicaments, on remarque qu’ils sont plutôt laissés pour compte. Justement, puisqu’au niveau des régimes privés, aucune législation ne s’applique en ce qui a trait aux charges imposées par les pharmaciens lors de la préparation d’une ordonnance. En contre-partie dans le domaine public, des règles bien établies préviennent le genre de débordements que l’on observe dans le privé. Pourrait-on avancer l’idée que les pharmaciens seraient tentés de rattraper le manque à gagner engrangé par la baisse des prix des médicaments génériques en gonflant les frais afférents à leur travail ? Cette hypothèse semble malheureusement bien réelle. Au niveau de la RAMQ, le remboursement des honoraires des pharmaciens est fixe, alors qu’au privé il est déterminé par le pharmacien lui-même. C’est donc dire qu’une même personne pourrait être appelée à débourser 5, 10 ou même 15 $ de plus pour un médicament dépendamment de la pharmacie visitée. Encore plus inquiétant, le pharmacien n’est pas tenu de dévoiler les coûts d’une prescription avant de l’exécuter et donc de vous la charger ! Quel autre consommateur accepterait d’acheter un produit sans même en voir le prix ?

En somme, il est faux de penser que notre implication n’est pas nécessaire au niveau de notre assurance privée. Lorsque vous achetez un médicament, ce n’est pas votre assureur qui paye, c’est vous, directement ou indirectement. Il y certes plusieurs éléments qui nous échappent en tant que consommateur, mais le choix du médicament et de la pharmacie vous appartient et il ne serait qu’à votre avantage d’en profiter.

 
Chanelle Cartier, B.A.
Analyste aux comptes collectifs
Conseillère en régimes d’assurances collectives
Lafond Avantages Sociaux et Actuariat Inc.

La famille


Il s’agit parfois d’un aspect conflictuel important parce que, d’une part, la famille constitue le premier bassin de recrutement pour la succession au sommet, et d’autre part, parce que les intérêts et objectifs des membres de la famille peuvent être divergents.
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