Quand épargne retraite rime avec courage

Quand épargne retraite rime avec courage


L’année 2012 commence en voyant les Québécois obligés d’attribuer plus d’épargne vers la retraite. En effet, le 1er janvier dernier, les cotisations obligatoires à la RRQ sont passées de 2 218$  à 2 342$ pour les salariés et de 4 435$ à 4 683$ pour les travailleurs autonomes, une majoration de plus de 5%. Une hausse qui illustre l’urgence d’accroître le niveau des contributions, après des décennies de gel. Les décideurs ont été bercés trop longtemps par l’illusion amenée par la croissance des marchés financiers. Ils n’ont pas su profiter des périodes d’abondance pour provisionner suffisamment les programmes de retraite. Épargner pour la retraite, dans les années 2000, devient une sorte de sport extrême. Le revenu disponible à l’épargne diminue considérablement. L’endettement préoccupe plus que jamais les jeunes ménages et les entreprises tentent de limiter leurs propres risques en contribuant par l’entremise de nouveaux plans de retraite collectifs.   
   

Accroître le niveau de confiance


Avec le fardeau fiscal et de taxation que doivent rencontrer les ménages et la pauvreté des rendements dégagés depuis 10 ans, garder le cap sur les objectifs de retraite devient essentiel. Cette période historique de faibles taux d’intérêt, amène son lot d’avantages en mettant à la disposition des ménages un accès au crédit à faible loyer. En contrepartie, ce gain provenant des taux d’intérêt doit être dégagé à accroître le niveau de contribution à l’épargne (ou l’accélération du remboursement des dettes), puisque le capital ne pourra produire le niveau de croissance requis à l’atteinte des objectifs d’accumulation. Lorsque l’on constate le niveau actuel d’endettement des ménages, le constat est inquiétant.

Les performances des marchés financiers peuvent devenir des catalyseurs pour maintenir les efforts de contribution, lorsque ceux-ci sont en territoire positif. Dans cet environnement de volatilité et de performances en dent de scie, plusieurs ce disent A QUOI BON!, perdant de vue qu’un plan financier ne se résume pas seulement à son portefeuille de placements, mais bien à l’ensemble des actifs que l’on capitalise. L’investisseur doit profiter de cette période pour relever son niveau de cotisation en fonction de la progression de ses revenus, tout en révisant l’allocation des actifs de son plan collectif de retraite pour s’assurer que l’ensemble des efforts d’épargne le rapproche de ses objectifs.    
   

La confusion des types de régimes


L’actualité a fait beaucoup de place à l’arrivée du CELI. Depuis son introduction, beaucoup de confusion anime les épargnants face aux différents régimes proposés. C’est maintenant bien plus qu’une question de choix de placements. Il devient important de diriger ses épargnes à l’intérieur des régimes qui permettront de maximiser la capitalisation tout en bénéficiant d’un maximum d’avantages fiscaux. Cette nouvelle réalité confirme l’importance de faire évaluer sa situation afin de bien diriger les efforts d’épargne. En 2010, plus de 100 000 Canadiens ont sur cotisé au CELI et font face à des pénalités.

Devant les inquiétudes grandissantes des détenteurs de fonds de pension de voir ceux-ci réaliser leurs promesses, le ministre Clément Gignac affirmait récemment qu’il revient aux citoyens de compléter leur revenu de retraite en utilisant les véhicules comme le REER : ce n’est pas à l’état d’intervenir pour assurer les rentes promises. Cette affirmation confirme ainsi l’importance de diversifier les sources de revenus à la retraite et de bien planifier l’attribution des épargnes. Les enjeux impactent maintenant toutes les générations. Le défi de la prochaine décennie sera de permettre aux jeunes sur le marchés du travail de se bâtir les bases d’une retraite, tout en permettant à ceux ayant fait de nombreux efforts de pouvoir en profiter.  


Eric Chayer, Pl. fin.

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