Trump et les marchés financiers

Trump et les marchés financiers

Nous pouvons dire que les élections américaines ont été pour le moins « distrayantes », et ce, jusqu'à tard dans la nuit du 8 au 9 novembre dernier. À la grande surprise d'une bonne majorité d'Américains, et d'une bien plus grande majorité de Canadiens, c'est monsieur Trump qui a été élu 45e président des États-Unis.

Parmi les nombreuses promesses qu'il a faites au peuple américain, le président élu affirme vouloir revigorer l’économie. Sa phrase fétiche 'Let's make America Great Again' semble d’ailleurs être le sceau de sa future présidence.

Les grandes banques américaines telles que JP Morgan Chase, Bank of America, Goldman Sach, pour n’en nommer que quelques-unes, prédisaient toute une chute des marchés boursiers suite à une éventuelle élection de Trump. Une descente chiffrée à 10 % par plusieurs en seulement quelques jours. Dans ce contexte, ce ne fut pas une grande surprise de voir les 'Futures' sur le Dow Jones tomber de 850 points pendant la nuit ou d’autres grands indices boursiers mondiaux, chuter de 3 à 5 %. En parallèle, les obligations d’états, quant à elles, étaient à la hausse et l’or, la valeur refuge, bondissait de 3,5 %.

Pourtant, à la grande surprise des investisseurs, le 9 novembre, les marchés ont ouvert au neutre, pour terminer la journée avec un gain d'environ 1,5 %.

Depuis, ces mêmes indices boursiers ne cessent de grimper. D’ailleurs, le Russel 2000 (indice des petites capitalisations américaines) vient tout juste d'atteindre un nouveau record, étant en hausse pour une 10e journée de suite, avec un gain de plus de 13 % depuis l'élection. 

Plusieurs affirment que la frénésie de l’indice des petites capitalisations américaines est une réaction au plan protectionniste annoncé par M. Trump. En effet, les petites et moyennes entreprises américaines sont moins sensibles à la hausse du dollar américain que les grandes entreprises et, de ce fait, profiteraient d’un marché nationaliste.

Est-ce que l’économie américaine deviendra plus forte sous l’ère du nouveau président ? Et quels secteurs d’activités devraient profiter d’une éventuelle expansion économique ?

D’abord, rappelons-nous l’intention du président Trump d’injecter entre 500 et 1000 milliards de dollars américains dans l’économie actuelle. À l’annonce d’une telle injection, les marchés se sont ajustés rapidement et nous avons observé une hausse des taux d’intérêt des obligations d’états américaines de 10 ans, passant de 1,43 % à 2,35 %, et ce, après avoir touché un creux historique en juillet dernier. Au même moment, le dollar US bondissait et le prix des métaux précieux s’effondrait. Conséquemment, les taux d'intérêt pourraient adopter une tendance haussière à long terme, ou du moins se normaliser, et l'inflation pourrait poindre plus vite et plus fortement que prévu, dans un environnement où le chômage est historiquement bas et que la main d’œuvre est en forte demande.

À la lumière de ces informations, il semble que les secteurs d’activités favorisés seraient ceux des Ressources naturelles, des Services financiers, des Industrielles et Pharmaceutique ainsi que celui de la Défense. Nous comprenons également que les secteurs d’activités désavantagés seraient entre autre les marchés Obligataires, les Métaux précieux et les Services publiques.

Pendant ce temps au Canada, ces mêmes secteurs d’activités pourraient subir des effets semblables, toujours résultant de cet élan protectionnisme américain annoncé. Toutefois, certains experts craignent de fâcheuses conséquences sur le secteur énergétique, le dollar canadien ainsi que les taux d'intérêt.

En parallèle, le gouvernement canadien a récemment annoncé de nouvelles mesures afin de restreindre la surchauffe immobilière. L'une de ces mesures aura assurément un certain impact sur les renouvellements et refinancements hypothécaires. En effet, les emprunteurs ayant contracté un prêt assuré seront désormais obligés de se qualifier au taux actuel de 4,64 %, même si les banques peuvent leur offrir un taux fixe sur 5 ans de 2,49 %.

Il devient donc important pour les emprunteurs de bien comprendre les conditions liées à leur prêt hypothécaire (pénalité, transférabilité, cessibilité, etc). Certains n'auront plus de pouvoir de négociation et devront accepter le taux d'intérêt offert par leur prêteur au moment du renouvellement. Un taux qui ne sera probablement pas toujours à leur avantage. D’ailleurs, les conseils d’un courtier hypothécaire permettront d’assurer une gestion du passif de façon éclairée!

En résumé, les informations transmises dans ce texte démontrent que les marchés sont en constante mouvance. Un bon portefeuille construit en fonction de vos besoins, vos connaissances et de votre tolérance au risque est au cœur de la voie menant à votre indépendance financière. Les planificateurs financiers et les conseillers en sécurité financière de Lafond se font un devoir de vous accompagner dans le choix des meilleurs gestionnaires de fonds qui vous permettront de réaliser votre projet de retraite.

Investissez intelligemment. Gérez bien les risques.

Stéphane Lapointe M.Sc. Pl. Fin.
Lafond Services Financiers

Le fondateur


Les caractéristiques du dirigeant fondateur font davantage ressortir les différences entre les petites et les grandes entreprises. En effet, le fondateur d’une petite entreprise est entrepreneur. C’est un être indépendant et orienté vers l’action. Lire la suite